L’espace architectural est substantiellement limité par des éléments architecturaux, surtout par le toit, le mur et le sol. Ainsi, on peut appeler ces trois éléments architecturaux comme constituants principaux qui donnent des limites à un espace. L’espace intérieur est donc délimité par des limites concrètes de l’espace extérieur : la nature ou l’environnement, et il forme l’espace architectural.
Afin de réaliser un espace qui connote le phénomène, les moyens traditionnels de représentation de l’architecture avec les éléments architecturaux ne permettent pas toujours d’éprouver sa qualité spatiale. Pour intégrer des phénomènes subtils et sensibles à un espace, peut-on tout d’abord imaginer qu’est-ce que l’espace essentiel qui n’a plus de forme physique ? L’effacement de la frontière entre l’intérieur et l’extérieur efface également la différence entre l’espace et l’environnement.
L’attention sera d’abord portée sur l’étude du concept de « couleur d’espace », qui pourra s’appliquer à la question du phénomène, puis l’étude sera portée sur de la question du temps et de la séquence appliquée dans le domaine de la musique. Ces deux concepts partagent l’idée qu’ils sont quelque chose qui coule dans l’espace du temps. Ils sont invisibles, informes, inodores, incomestibles, intouchables, etc.
Ainsi, l’application de la couleur d’espace et de la musique apporterait un espace phénoménologique qui se structurerait en séquences consécutives comme la musique contrapuntique. Ce sera donc une recherche sur une forme de qualification phénoménologique de l’espace et la possibilité de transcription de modes de composition musicale qui provoque un changement de l’espace existant.